Mr et Mme Très Bien Elevés

Elle s'offre à lui... Il est à elle. Ils sont libertins. Ils ne se gêneront pas pour exciter même les bien-pensants.

21 mai 2009

Fièvre

Les rêves me dénudent et m'offrent à ses yeux, à leurs yeux, à tous ces hommes démultipliés. Lui, eux, s'ils me voyaient... Je suis livrée, abandonnée à leurs envies, à leur merci. Leur timidité combat leurs désirs refoulés, et j'aime sentir cette lutte dont je suis l'objet.
Un objet.
Entre les mains d'hommes de lettres, obéissant aux pleins et aux déliés des sublimes pensées, je me pâmerais. Courtisane dont les fesses exciteraient les dangereuses correspondances, je ferais la liaison entre mon corps et leur esprit, tranquillement cambrée, ouverte à toutes leurs idées, insatiable et désordonnée. Seule règnerait la sensualité.
J'ai le corps enfiévré. Mon esprit vagabonde dans les moiteurs et mon corps, mon sexe, mes seins tremblent d'attendre encore.

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11 mars 2009

Si tout était à refaire...

Je t'aurais suivi chez toi le deuxième ou le troisième soir... Et je t'aurais obligé à ne me dévorer que des yeux. Je me serais mise à nu devant toi, et je me serais caressée sans fin, et j'aurais mouillé à deux doigts de ta bouche grande ouverte, sous ton nez humant l'odeur excitante de mon désir trempé... Et j'aurais joui de te savoir là sans avoir le droit de pénétrer ici...


Rien à voir, mais j'adore ces photos de Jam Abelanet prises dans le métro:

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26 février 2009

Déboussolée

Combien de nos amis avons-nous très innocemment dévoyés? C'est un processus bien étrange, qui prend place avec l'alcool de façon inattendue. Les deux fois précédentes, c'était encore prévisible. Nos amis savaient que nous étions libérés, que j'aimais les femmes, et je savais que je les attirais.

Mais là! Comment comprendre ce qui s'est passé? Les brumes de l'alcool ont envahi nos esprits. Ma meilleure amie organise une soirée chez elle, et la majorité des gens partent avec les derniers métros. Nous restons, ainsi que deux amis gays. Vraiment, nous savons ce que nous disons, mais cela devient de plus en plus chaud. Un gay m'embrasse, j'embrasse un gay. C'est cool, la liberté des fins de soirée.

Et là, ma meilleure amie lance à la cantonade qu'elle n'a jamais embrassé de fille. Pourtant, ce n'est pas faute de se faire draguer par des lesbiennes, sous mes yeux ébahis. Mon amour, tu lances un défi: si elle et moi, nous nous embrassons, alors tu roules une pelle à l'un des mecs! Il ne me fallait pas de plus beau prétexte.

Cette fille, je la désirais il y a trois ans. C'était mon fantasme, dévastateur, à la hauteur de sa féminité. Puis, on s'est rapprochées, et c'est devenu mon amie. Jamais je ne lui ai dit que j'aimais les femmes, et que j'en avais déjà embrassé plus d'une! J'avais trop peur de sa réaction, peur qu'elle s'éloigne en ne sachant pas quelles étaient mes intentions à son égard.

Je lui ai tout dit, entre deux baisers. Elle m'a avoué qu'elle souhaiterait avoir une expérience un jour. On s'est embrassées à n'en plus finir. Je ne sais comment, nous nous sommes retrouvées au sol, l'une sur l'autre, dans une étreinte passionnée. Les mouvements sont désordonnés, ses seins libérés. Quels seins magnifiques! Jamais je n'aurais cru qu'ils seraient plus beaux que les miens! Je les ai adorés. Je la libère de ses vêtements, et ôte ma robe.

Les garçons nous regardaient médusés, mon homme, tu étais émerveillé. J'ai traîné ma proie dans la cuisine, pour la lécher en toute intimité. Lorsque l'alcool monte à la tête, les dimensions des lieux sont d'un autre ordre. Je l'ai léchée sous vos yeux. Mes doigts sont venus au renfort de sa jouissance, qui a duré quatre heures. Délicieuses heures disparues comme une traînée de poudre lorsqu'elle s'enflamme!

Désormais elle sait que j'aime les femmes. C'est étrange. Nous mêlons dans nos discussions des méditations sur notre sexualité à nos discussions habituelles. Elle sait que j'aime les femmes. Je ne m'y ferai pas. Elle ne s'en doutait pas, elle pensait au moment de lancer le défi que jamais je n'oserais l'embrasser. Elle se figurait que j'avais une petite vie bien rangée. Elle croyait que j'étais une hétéro pas coincée, mais pas non plus friande de sa beauté.
Est-ce qu'un jour elle recommencera? Elle seule le décidera, mais l'alcool sera au rendez-vous. Qui d'autre succombera?

Ce qui me dérange le plus, c'est d'avoir l'air d'une hétéro non disposée à tout essayer. Si j'avais l'air  de ce que je suis, je n'ose imaginer le nombre de mecs et de nanas que j'aurais pu me taper. C'est frustrant. Enfin je préfère avancer masquée, c'est beaucoup plus émoustillant. Les surprises sont de taille... J'aime surprendre. Et plus que tout, j'aime être surprise.

Je tiens donc à féliciter mon amie qui ne lit pas ce blog, mais dont jamais je n'aurais soupçonné qu'elle se laisse aller à m'aimer avec cette violence, cette passion et cet abandon.

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04 février 2009

Le pain quotidien

Le pain du quotidien a tendance à se rassir très vite. Et là, tout le monde peut aller se rasseoir.

Comment se contenter de cette misère? A moins d'être quelqu'un de désabusé ET de suffisamment intelligent pour y voir de façon houellebecquienne un moyen de se sentir supérieur aux autres par un superbe paradoxe qui veut que le plus commun des êtres soit exceptionnellement lucide sur son sort et s'y résigne avec panache, il est très dur de l'accepter.
Alors on accroît artificiellement le nombre de ses conquêtes, sans trop y croire, alors on cumule la chair en finissant par croire que l'importance de ces chairs cumulées est égale à la somme des carrés de son potentiel érotique...
Je hais le quotidien, parce que je déteste sentir cette misère inévitable, parce que je veux y croire malgré tout. Les hommes qui acceptent cette misère me fascinent, ils en parlent comme de leur meilleur atout, comme d'un vêtement en peau d'ours qu'ils ont abattu après des années de lutte contre eux-mêmes. Pauvres ours mal léchés, sans amour qui suce et lèche non pas pour le plaisir immédiat, mais pour le bonheur éternel.
Dans Clara Sheller, un type dont j'aimerais être aimée dit à l'héroïne éponyme qu'il veut lui faire l'amour pour la rendre heureuse. Pourquoi certains hommes y croient-ils toujours quand d'autres ont tiré un trait sur toute idée de félicité?
C'est sans doute plus dur pour eux. Les femmes préfèrent être aimées qu'aimer, ou quand elles aiment, c'est avec la fureur des mères. Le seul désir d'une femme est d'être désirée.
Je suis une femme. Et les autres femmes recherchent quelquefois mon regard sur elles, pour se sentir belles, plus belles que moi. Sous prétexte d'amitié, elles se pavanent et me réclament compliments et conseils avisés. Et mes cheveux, t'en penses quoi? Couleur, boucles, longueur, accroche-coeurs, tout y passe. Et mes nouvelles chaussures, regarde comme elles sont joliiiies! Tu ne crois pas que ce short est un peu court? Ca ne fait pas pétasse? "Non, pas du tout". Entendez "Mais oui, tu es sexy, mais oui, c'est toi que les hommes regardent en ce moment dans la rue, ce n'est pas moi, mais oui, tu vois, je te fais allégeance, je reconnais ta supériorité en ce moment précis". Autant d'orgueil de gagné. Pendant ce temps, j'enrage et je fulmine. N'a-t-elle pas remarqué que ma robe est beaucoup plus courte que son short? Bien sûr que si, mais je n'aurai pas l'envie de lui demander. Qu'est-ce que cela m'apporterait? Elle riposterait. Laissons-lui le doux sentiment de la victoire, elle en a besoin. Après tout, ma vie est douce et ne nécessite pas autant de réconforts. Enfin c'est plutôt une question d'orgueil. Faire face avec dignité, sans quémander les compliments. Sentir les yeux dans le métro remonter le long de ses bas, et s'en contenter, puis rentrer, regarder Un dîner presque parfait, s'affaler. Quelle dignité?
La lutte pour conserver son pain quotidien nécessite beaucoup d'énergie et de volonté. Malgré l'indifférence des filles plus filles que moi. Les hommes disent ne pas comprendre les préoccupations féminines, la compétition qui s'installe même entre les meilleures amies, les talons, les soutiens-gorges, les corsets. Que feraient-ils sans? Ils s'ennuieraient.
C'est dur d'être une femme, vous savez!

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30 janvier 2009

Sex or threat!

Au début, tu jouais ce rôle de mâle dominant, qui me possédait et m'ensorcelait avec vigueur et perfidie, m'obligeant à languir à tes pieds pour obtenir tes faveurs, tes douceurs libératrices...
Et si je subtilisais ce rôle? Tu mendierais mon attention, tu tenterais de forcer mes défenses, de briser mes refus, de rompre mes vœux...
Tu serais un bourreau qui tenterais d'amener sa proie à succomber à ses assauts, et qui y parviendrait, après quantité de corps-à-corps et de sang versé...
Je te ferai payer, et tu me le rendras bien, mon amour.
Et si je me livre trop vite, boude-moi, repousse-moi, car je ne serai pas digne de te recevoir! Tu pourras alors me saigner, mon seigneur.
Tu sais quoi? J'ai hâte de crever de désir pour toi...

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05 janvier 2009

Cette année sera érotique ou ne sera pas!

Beaux nénés 2009!

La séduction et les appels au sexe seront de rigueur cette année, les surprises, yeux bandés et pieds et poings liés et les dessous... Affriolants, surtout pas blancs, mais noirs et transparents, pas de dentelle, surtout, mais des trous partout! A pois ou à rayures, le tout est d'être chic, pour choquer les appétits, mais avec les délices du bon goût. Je veux des corsets par milliers, mais le père noël est déjà passé, et des robes cintrées avec talons et bas noués.
Des robes noires ou de couleur, et des escarpins sur mesure, pourvus de rubans ou en velours, le tout avec classe et glamour.
Des petits pulls sexy, aux mignons décolletés, pour y attacher les cœurs baladeurs... Les collectionner, pour les contempler à loisir, à ravir, à rugir!
Histoires de cul et histoires de cœur, peu m'importe tant que les belles chaussures me font pleurer de douleur, que les corsets me tordent de bonheur, et que les lacets se défont, fondant sous mes doigts et sous ses sauvages coups de butoir...


C'est bientôt les soooooldes!

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28 novembre 2008

Inaccessible

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Qu'il est doux de sentir le regard des hommes instruits sur soi, et qu'il est plaisant d'imaginer leurs pensées...

Evoquer le Banquet, contempler les regards posés sur soi, s'arrêter sur quelques mains, quelques regards passionnés ou fuyants, mais ne pas savoir si parler de sensualité éveille les sens ou l'intellect, jouer de l'ambiguïté, tenir en haleine ses étudiantes, pour les libérer dans une envolée (orgasmique)...

Ecouter le professeur brillant se répandre en termes évocateurs magnifiquement agencés, le contempler avec une passion acharnée pour parvenir à libérer toutes les tensions qu'il sait finement créer ; se pendre à ses lèvres évoquant la mélancolie et s'imaginer à ses côtés, soulageant sa peine solitaire, son affliction profonde de moine de la littérature victime d'acedia, traitant le sujet pour s'en libérer... Le conduire par des voies détournées là où son art l'avait déjà guidé, et se sentir Sibylle adulée par un homme qui connaît tout et peut tout déverser dans une urne béante et assoiffée de tous les savoirs.

Chercher son regard impossible, croiser son inspiration sacrée, boire sa voix menant à ses pensées... Libérer dans un souffle les termes de "sperme" et de "salope", jouir des regards luisants et des bustes inclinés, tendus, capter les regards pénétrants pour les exciter... Y parvenir, sans en pouvoir jouir... S'il savait!

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31 octobre 2008

Mon amour aime le coton.

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29 octobre 2008

"Le sexe c'est exquis"

Ne lisez pas sans avoir répété ce titre dix fois à haute voix.


C'est fait? Bien.

Les mots n'ont pas plu sur ces pages, car le feu brûlait derrière le silence. Le feu de la passion, dévorante, et des sentiments brûlants. Que c'est pétrarquisant tout ça! Bientôt vous me parlerez de mes yeux et des glaciers, des désirs et des roses, et tout ira à vau-l'eau. Là vous me citerez Huysmans, et je vous dirai que non, ce n'est plus possible que vous interveniez comme ça au milieu de mon récit, même si vous êtes nostalgiques de ce bon vieux Diderot.
Bien, maintenant que nous sommes entre littéraires doués d'une diction infaillible, je peux tout vous dire. Enfin rapidement, hein, parce qu'à l'heure où j'écris, je rêve déjà de déchirer mes vêtements pour enfiler ma tenue d'Eve. (J'ai failli dire "d'Adam", mais c'est Adam qui risque de m'enfiler plus que je ne suis susceptible de le faire avec sa belle carcasse.)
Qu'ai-je à écrire? Oh, quelques lignes pour défouler mes doigts, sans trop en dire, ni vous faire croire à tout. Les femmes sont belles, certes, mais le véritable attrait chez elles, c'est leur comportement masculin, dominateur. J'ai trouvé le paradoxe qui fondait ma bisexualité. Je veux un homme déguisé en femme, ou un homme qui soit belle.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point il est jouissif de commettre des erreurs volontaires et libertines, affranchies de toute règlementation et obéissant aux caprices de la nécessité, comme ultime réponse à tout ce magma de monstres orthographiques qui voile mes yeux de clartés sanguinaires!
Bref, j'ai trouvé une formule idéale, alchimique, où les corps se décomposent sur l'autel satiné de draps et de peaux, où les femmes se font hommes et les hommes restent hommes, jusqu'au moment où ils se métamorphosent en femmes lubriques. Toute l'harmonie du changement impromptu, réglé par les pulsions et les fluides corporels qui s'échappent, s'infiltrent et transfigurent les êtres.


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16 avril 2008

Jour J!

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